Une fête sur le thème de l’Afrique

Déco, jeux et cadeaux guinéens

Étonnant contraste : je me suis rendue dans les Vosges, encore enneigées, assister à une fête organisée par des jeunes amis français qui résident en Guinée Conakry ! Ces derniers ont saisi cette occasion pour faire découvrir leur pays d'accueil à leur famille et amis. Leur organisation exemplaire peut être adaptée à toutes sortes de fêtes rendant hommage à un pays ou une région du monde. Lire l'interview d'une des deux co-organisateurs.

Comment vous est venue l'idée de cette fête ? 

Mon copain et moi travaillons à Conakry, capitale de la Guinée depuis bientôt un an. Prévoyant notre retour en France pour les vacances d'hiver, nous avions envie de réunir nos parents et amis car nous tenons vraiment à garder le contact. Mais nous souhaitions aussi essayer de leur faire partager ce que nous vivons ici en Afrique. Nous avons alors commencé à faire des photos de notre environnement, à notre travail, sur ce lieu magnifique, le Fouta Djalon (qui ressemblerait au grand Canyon dans la forêt tropicale) avec l'idée de projeter à la fête un diaporama en boucle. Puis, nous avons collecté un peu partout sur les marchés des petits objets qui pourraient être offerts à la trentaine d'invités : des trousses, tabliers, étuis confectionnés dans ces tissus si jolis, porte-clefs, colliers, etc ... Mais distribuer les cadeaux tout bêtement n'aurait pas été drôle. C'est comme ça que nous est venue l'idée des animations.

Quels ont été ces jeux ?

On en avait prévu 6, 3 à l'apéritif, 2 pendant le buffet, 1 en fin de repas.

Les concurrents étaient répartis en 2 équipes que j'avais constituées en séparant les couples.

La première épreuve consistait à compléter une carte politique muette de l'Afrique : dur, dur pour des Français de placer les pays !

La seconde était un jeu de communication, style  brousse. Les joueurs s'étant positionnés en file indienne, dos à dos, le but était de se communiquer l'un après l'autre, un chiffre en tapant les centaines sur l'épaule gauche, les dizaines sur la tête, les unités sur l'épaule droite.

La troisième était une course relai entre 4 membres de chaque équipe, un seau rempli d'eau sur la tête (comme les femmes africaines).

Pendant le buffet, les équipes ont dû répondre oralement aux questions d'un quiz portant sur l'histoire, la culture et la gastronomie guinéennes, puis désigner des membres chargés de trouver le plus vite possible des objets dans la salle commençant par une des lettres du mot Guinée (Gamelle, Ustensile, Image, Nappe, Eau, Echarpe, par exemple).

Enfin, en fin de soirée, avec le regret que l'Afrique soit souillée par les sachets plastique, nous avons fait remplir des sacs poubelle avec les déchets plastique, le sac le plus lourd étant le gagnant.

Quel bilan dresses-tu de ces activités ? 

Peut-être que six jeux, c'est un peu trop. S'il fallait recommencer, nous réduirions les questions du quiz et supprimerions la dernière épreuve. Il faut aussi un meneur de jeu à la voix forte (à défaut, avec un sifflet) pour expliquer les règles des jeux en couvrant les vociférations du groupe. De plus, pour la course relais, l'eau s'est renversée, provoquant la chute des participants, ce qui aurait pu être dangereux. Il aurait été préférable de donner des objets encombrants à transporter. Pour le jeu de communication, il y a eu de la triche dans les deux équipes.

L'équipe gagnante avait le droit de choisir ses cadeaux sur la table où ils étaient exposés avant l'équipe perdante. J'ai bien aimé cette formule qui n'a pas créé de problèmes.  Globalement, tout le monde semble s'être bien amusé !

Et pour la déco et le buffet, qu'aviez-vous prévu ?

Une fois qu'on a eu recouvert les tables avec ces magnifiques imprimés africains, le décor était planté.

Pour le buffet, nous avions demandé à nos invités de nous préparer des plats dont nous sommes privés depuis des mois. Ils se sont surpassés : à nous la cuisine alsacienne et italienne ! Le buffet de desserts était vraiment succulent, ainsi que les cakes et tartes aux légumes. Il y avait longtemps que je n'avais pas pu piocher dans un plateau de fromages directement venu du Jura. Nos parents avaient fourni du vin des Corbières et les boissons. Comme d'habitude, il y avait un peu trop mais on a pu organiser un brunch le lendemain matin.

Je crois bien qu'on y repensera dès qu'on retrouvera notre poulet sauce arachide !

Merci Maulde et Cédric pour ces explications. Revenez-nous vite pour une autre fête.

Claire Flury

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